La violence ... est le dernier refuge de l'incompétence.
Isaac Asimov
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L’amour de la vie
Alors qu’ils descendaient le long de la berge en boitant douloureusement, l’homme qui marchait le premier chancela soudain parmi les rochers. Tous deux étaient fatigués et faibles, leurs visages contractés avaient cette expression de patience que donnent les privations longtemps endurées. Ils étaient lourdement chargés de couvertures roulées et retenues par des courroies à leurs épaules : d’autres sangles qui leur passaient sur le front aidaient à soutenir le fardeau. Chaque homme portait un fusil et marchait plié en deux, les épaules en avant, la tête penchée, les yeux à terre.
L’Amour de la vie Jack London trad. Paul Wenz